La citoyenneté

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  • Les Olympiades 6èmes

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    Par Michael Regnier, publié le mercredi 25 septembre 2019 08:47 - Mis à jour le mercredi 25 septembre 2019 08:47
    Les classes de 6èmes se sont affrontées le 24 septembre au collège. Les élèves se sont affrontées dans 3 catégories : "scientifiques" "littéraires" et "sportifs".
  • Une sortie pour clore le projet « Devoir de Mémoire » 2015-2016 en Troisième

    Publié le mercredi 6 juillet 2016 10:46 - Mis à jour le mercredi 6 juillet 2016 10:46
    <p>Toutes les classes de Troisième se sont rendues les 31 mai et 2 juin sur les lieux du <strong>Débarquement de Normandie</strong>, en compagnie de leurs professeurs de Français, d’Histoire, de Latin, deTechnologie et d’EPS. Ils ont pu découvrir le site du <strong>port artificiel d’Arromanches</strong>, commenté par des guides impliqués et passionnants, puis visionner un film retraçant les principales étapes du Débarquement, dans le <strong>cinéma à 360°</strong> situé au sommet de la falaise dominant le port. Ensuite, ils se sont rendus au <strong>Cimetière militaire américain de Colleville-Omaha Beach</strong>, dont ils ont parcouru les allées et les pelouses avec émotion. Puis ils ont visité le <strong>Musée-mémorial Pegasus Bridge</strong>, à Bénouville-Ranville. Ils ont pu y admirer, entre autres, une réplique d’un planeur Horsa utilisé par les Anglais pour s’emparer du Pont de Bénouville,  et également découvrir le pont lui-même, déplacé et déposé, mais encore en parfait état.</p> <p>Tout au long de cette journée, les élèves se sont montrés très intéressés, respectueux et  recueillis, sans jamais se plaindre ni de la pluie ni du temps maussade. Bien préparés par les très nombreuses activités proposées toute l’année en amont, ils ont eu à cœur de rendre hommage aux Anciens et aux Morts d’une façon émue et sincère. Voici quelques-unes de leurs impressions :</p> <p>Le cinéma circulaire m’a ému car j’avais l’impression de vivre le jour du débarquement : on voyait des soldats mourir autour de nous, des tirs de chars ou des bombardements aériens. (Mehdi)</p> <p>Tant de gens sont morts pour nous et sur les plages, et pour cela, je ne les remercierai jamais assez. C’est comme si  tous les morts étaient avec nous et je pense que s’ils pouvaient voir la France comme elle est aujourd’hui, ils seraient contents. (Lucas L.)</p> <p>Ce que j’ai retenu c’est que les hommes qui ont failli se tuer sur le pont Pegasus se sont serré la main en 2004. (Mélina)</p> <p>J’aimerais y retourner avec ma famille pour leur montrer ce beau cimetière américain. (Célia)</p> <p>J’ai été émue lors d’un temps d’arrêt face à la plage, je me suis imaginé la mer rouge de sang, les cadavres sur la plage. (Raphaëlle)</p> <p>Je trouve que l’ambiance dégagée par la plage est bizarre, silencieuse. Quand j’ai vu la plage, je n’avais qu’une seule envie : crier « merci ! » aux hommes morts pour nous sauver ;(…) il faut avancer pour rendre hommage aux hommes qui sont morts pour nous. Il faut faire en sorte de ne pas oublier leur sacrifice. (Amanda)</p> <p>Je suis extrêmement chanceux d’avoir pu contempler le port artificiel d’Arromanches, qui perd peu à peu ses éléments.(…) Les pierres sur les tombes juives m’ont beaucoup ému, je n’avais jamais vu cela. Je n’oublie pourtant pas les autres tombes qui étaient parfois décorées par de beaux bouquets de fleurs.  (Antoine)</p> <p>A la fin du film, quand on voyait les noms de ceux qui ont participé à la création du film, le nom de CAPA est apparu. Cela m’a fait sourire car je me suis rappelé où étaient passées la majorité des photos de Capa ! C’est vraiment triste quand on sait ce qu’il a vécu pour prendre ces photos. (Maxime)</p> <p>J’ai été très impressionnée par la taille du Pont Pegasus (…) Le musée en lui-même est génial, avec tous les objets exposés, la jeep, les objets personnels des soldats, la cornemuse de Bill Millin… (Elisa)</p> <p>Le paysage autour du cinéma d’Arromanches était impressionnant, avec la hauteur et le vent qui était fort. (Florian)</p> <p>Les impacts des balles sur le pont sont impressionnants : malgré l’épaisseur du pont, certains le transpercent. (Marie)</p> <p>Ce qui m’a marquée aussi [dans le film] c’étaient les soldats qui souriaient toujours alors qu’ils étaient en train de se battre, ils étaient sales, ils sacrifiaient leur vie et voyaient leurs camarades mourir. (Inès D.)</p> <p>La reproduction du planeur est magnifiquement faite, et je ne pensais pas que c’était aussi grand. Quand  j’ai vu l’intérieur ça m’a fait penser à un dortoir à cause des bancs alignés. (Ness)</p> <p>Il y a une pointe d’humour dans l’histoire de la libération du pont avec les excuses de Simon Fraser pour ses quelques minutes de retard ! (Sevval)</p> <p>Toutes ces croix représentent leur âme, leur courage et leur héroïsme. (Annabelle)</p> <p>Dans le cinéma 360° d’Arromanches, les scènes qui m’ont le plus émue sont celles du chaton sortant des décombres, qui venait voir le cameraman, et celle de la petite fille tenant une fleur. Ce sentiment est renforcé par le fait que ce sont de vraies images d’archives. (Mathilde)</p> <p>Dans le cimetière, la chapelle est décorée d’une mosaïque qui me fait penser à certaines peintures de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. (Mathilde)</p> <p>J’étais assez émue lorsque j’ai marché sur Pegasus Bridge, que des soldats anglais avaient libéré 72 ans plus tôt. (Mathilde)</p> <p>Quand des avions militaires sont soudain passés au-dessus de nous, j’ai eu l’impression de revivre ce qu’ils avaient vécu durant cette guerre, mais bien sûr en moins fort. (Charlotte G.)</p> <p>La chose la plus belle que j’ai pu trouver au mémorial Pegasus c’est la tombe de ce soldat qui a demandé à être enterré à côté de son planeur. On ressent une grande admiration pour son métier, et un amour pour les choses incroyables qu’il a pu vivre avec ses camarades durant cette guerre. (Clément)</p> <p>Ce que je trouve très bien avec les vestiges de ce port artificiel, c’est qu’il soit encore là pour que l’on puisse s’apercevoir de ce  que tous les soldats qu’ils soient américains, canadiens, anglais, ont fait pour nous sortir de là. (Alexandre)</p> <p>On ressent du respect ainsi que de l’apaisement. Le silence qui  règne à Omaha n’est pas celui des morts, mais celui du repos éternel de ceux qui nous ont sauvés de l’invasion et du Führer. Nous pouvons leur dire deux choses : tout d’abord « merci » et « reposez en paix ». (Alexandre) </p> <p>J’ai bien aimé car c’était très beau et organisé…et le silence… C’est ce silence que j’ai bien aimé. (Thomas)</p> <p>Dans le film projeté à Arromanches, j’ai vu que même des petits enfants innocents qui ont eu leur vie marquée par ces atroces violences et qui auraient pu être heureux comme les autres enfants ont subi les conséquences de cette cruauté.  Mais j’ai pu voir la force des personnes qui malgré tout restent debout,  et la solidarité des civils et des peuples à cette époque. Parfois nous nous plaignons de certaines choses de la vie, mais nous n’imaginons pas ce qu’ont pu vivre ces hommes, ces femmes et ces enfants qui eux ne se plaignaient pas. (Mylana)</p> <p>J’ai été fascinée par la disposition si précise des tombes pour que de n’importe quel angle on puisse voir une rangée de croix. (Agathe)</p> <p>Ce musée m’a fait plus prendre conscience des choses dont nous parlons en cours. L’une des cornemuses de Bill Millin, ces tenues de soldats, leurs photos pendant la guerre, cela m’a beaucoup fait penser à nos anciens combattants du Vaudreuil. (Agathe)</p> <p>Avec les temps pluvieux je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer des gars débarquer et se faire massacrer par les mitrailleuses du  IIIe  Reich. (Baptiste)</p> <p>Le cimetière est très impressionnant du fait que les croix sont alignées dans un ordre géométrique (un peu pour s’y perdre, s’y « noyer ») comme un labyrinthe sans issue. (Charlotte J.)</p> <p>Cette sortie m’a principalement marquée et émue, et d’autant plus à cause du mauvais temps, car on « compatit » avec les soldats qui avaient débarqué quand le temps et la mer n’étaient pas favorables, sauf qu’eux, ils sont morts pour nous. Je pense que dans un sens cela nous rapproche : on va se recueillir sur leurs tombes même si ce n’étaient pas nos ascendants. C’est une façon de ne pas les oublier et de les remercier de ce qu’ils ont fait pour nous. Cela nous rend plus <u>forts</u>.  (Séphora) </p> <p>J’ai compris en cette journée que ces hommes, qu’on peut même appeler des héros, ont beaucoup souffert, ils se sont sacrifiés pour nous, ils ont péri pour que nous gardions la vie. J’ai également compris qu’il est avant tout important de sauvegarder la paix entre les peuples, la paix dans le monde. Ces hommes se sont battus pour nous et nous devons leur faire honneur. Ces personnes vivent toujours, elles ont la vie éternelle, nous les faisons vivre ; nous devons les honorer,  et les remercier pour leur courage, leur investissement et leur dignité. (Mylana)</p> <p>J’ai aussi retenu que parfois, être différent des autres et oser faire des choses inimaginables peut nous sauver la vie (Bill Millin). (Mylana)</p> <p> </p><div> <figure class="text--center"> <button type="button" id="kgp_26" class="btn btn--naked button-reset d-block" title="Ouvrir la galerie d'images"> <div class="panel panel--outlined panel--no-margin"> <span class="kgp_conteneur text--center"><img src="/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&amp;ID_RESSOURCE=95&amp;MINIATURE=true" alt="Galerie photo "></span> <figcaption class="kgp_titre txt-left"> <strong></strong> <br>10 Photos </figcaption> </div></button> </figure> </div><script type="text/javascript">document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() {KDECOLE.galerie.initGalerieAlbum(26," &mdash; 10 Photos",[{nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=95"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=96"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=97"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=98"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=99"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=100"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=101"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=102"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=103"}, {nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=26&ID_RESSOURCE=104"}],3000);});</script> <p></p>
  • Liberté d’expression, j’écris ton nom…

    Publié le mercredi 22 juin 2016 08:45 - Mis à jour le mercredi 22 juin 2016 08:45
    <p>Jeudi 16 juin 2016 dans le hall du collège, les élèves de 4<sup>e</sup>1 ont présenté leur projet de classe qui a commencé dès le mois d’octobre par une réflexion par petits groupes sur les libertés : qu’est-ce qu’être libre pour nous, adolescents français de 2016 ? Et si nous vivions dans un autre pays, à une autre époque ? L’association Amnesty International a élargi notre point de vue, grâce à une exposition sur la liberté d’expression dans le monde, une conférence par un membre actif d’Amnesty France, et une analyse des symboles utilisés pour dénoncer le manque de liberté.</p> <p>Comment garantir cette LIBERTÉ ? Changez quatre lettres, et vous obtenez LAÏCITÉ ! La laïcité dont la charte aux couleurs de la République s’étale dans le hall, que nous devons tous respecter au collège, enfants comme adultes. Mais ces articles sont bien difficiles à comprendre ! Alors, une classe de CM2, la 4<sup>e</sup>1, des lycéens, se sont partagés le travail de « traduction » des articles sous forme de bulles colorées. Celles des 4<sup>e</sup>1 ? Vous les reconnaitrez facilement, elles comportent de dessins et des symboles.</p> <p>Pour ce projet, les élèves ont travaillé en classe de Français, d’Histoire, de Mathématiques (car la liberté d’expression peut aussi prendre une forme géométrique) ; au CDI, avec l’administration ; ils ont rencontré un journaliste retraité dont le métier est au cœur de la liberté d’expression ; ils ont échangé avec des écoliers, des lycéens, avec le maire de Val-de-Reuil ; ils se sont mobilisés pour rendre hommage aux victimes des attentats ; ils ont travaillé en groupes mixtes, ont pris la parole devant un public...</p> <p><em>« C’est un travail de groupe qui nous a rapprochés les uns des autres, on a pu s’exprimer et partager nos idées »</em> : une petite pierre posée sur le chemin de la liberté d’expression…</p> <p align="right">Mme Chureau et la classe de 4<sup>e</sup>1</p>
  • Le Devoir de Mémoire au Collège Montaigne

    Publié le lundi 2 mai 2016 21:38 - Mis à jour le lundi 2 mai 2016 21:49
    <div class="texte"> <p>Depuis 2013, les élèves des classes de 3e du collège sont engagés dans une action tournée vers <strong>l’hommage aux combattants de toutes les guerres</strong>, ainsi que<strong> le recueil et la transmission de leur témoignage</strong>. Au fil des années, ils ont tissé des liens solides avec les Anciens Combattants du Vaudreuil et participent à toutes les commémorations importantes (11 novembre, 8 mai, 18 juin).</p> <p>Quatre élèves de 3e (2013-2014) sont devenus <strong>porte-drapeaux officiels </strong> lors de ces cérémonies, sous le parrainage de M. Pierre Casoli, Président de l’Association des Anciens Combattants du Vaudreuil.</p> <p>Le 8 mai dernier, un émouvant <strong>hommage </strong> a été rendu par les élèves au cimetière de Notre-Dame du Vaudreuil, en marge des commémorations habituelles, à M. Lucien Gaumer, Ancien de 39-45, décédé en septembre 2014. Les élèves avaient eu la chance de le rencontrer l’hiver précédent et de nouer avec lui une relation de respect et d’affection.</p> <p>Le projet Devoir de Mémoire fait également la part belle à l’information, par l’organisation de <strong>conférences sur l’éradication des mines anti-personnel</strong>, fléau qui continue à mutiler ou tuer dans de nombreux anciens théâtres d’opérations militaires.<br class="autobr"> M. Pierre Casoli, démineur-débombeur militaire, et Mme Françoise Durieu, démineuse civile, ont donné également aux élèves une <strong>démonstration pratique de déminage</strong> au Parc des Aulnes. Tous deux sont membres actifs de l’ONG HAMAP (Halte aux Mines Anti-Personnel).</p> <p>De même, une exposition sur<strong> la Citoyenneté et l’engagement citoyen </strong> prêtée par l’ONACVG (Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre) a été mise à disposition des élèves deux années de suite.</p> <p>Les Anciens ont accepté de se prêter au jeu de <strong>l’interview </strong> à plusieurs reprises, pour exposer ce que pouvait être la vie d’un jeune homme appelé sous les drapeaux, puis combattant (guerres d’Indochine et d’Algérie, opérations extérieures).</p> <p>Enfin, des <strong>sorties </strong> permettent aux élèves de se rendre sur les <strong>lieux de Mémoire</strong> : le musée Mémorial de Caen, les lieux du débarquement (plage et cimetière américain de Colleville sur Mer-Omaha Beach, port artificiel d’Arromanches, cimetière militaire allemand de La Cambe, pont de Bénouville-Pegasus Bridge…). Ces journées permettent à chacun de mieux comprendre ce qui le relie à la grande Histoire, et aux hommes qui se sont battus pour des valeurs de liberté et de fraternité.</p> <p>Des <strong>expositions</strong> préparées par les élèves ont été présentées au Collège en juin de chaque année pour retracer l’ensemble des activités, sous forme de panneaux, et de présentations vidéo ; la première a été inaugurée par M. Le Maire du Vaudreuil et de M. le Maire de Val de Reuil. Les Anciens, les familles, et toute la communauté scolaire sont à chaque fois conviés.</p> <p> </p> <div> <figure class="text--center"> <button type="button" id="kgp_10" class="btn btn--naked button-reset d-block" title="Ouvrir la galerie d'images"> <div class="panel panel--outlined panel--no-margin"> <span class="kgp_conteneur text--center"><img src="/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=10&amp;ID_RESSOURCE=21&amp;MINIATURE=true" alt="Galerie photo "></span> <figcaption class="kgp_titre txt-left"> <strong></strong> <br>1 Photo </figcaption> </div></button> </figure> </div> <script type="text/javascript">document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() {KDECOLE.galerie.initGalerieAlbum(10," &mdash; 1 Photo",[{nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=10&ID_RESSOURCE=21"}],3000);});</script> <p></p> </div>
  • 11 novembre 2015 : Montaigne rend hommage aux morts de toutes les guerres

    Publié le lundi 2 mai 2016 21:38 - Mis à jour le lundi 2 mai 2016 21:48
    <div class="texte"> <p><strong>Respect, hommage et souvenir : les élèves du Collège ont honoré tous les Combattants en ce 11 novembre 2015</strong>.</p> <p>Les élèves de<strong> Troisième 1, 2 et 4 </strong> se sont rendus très nombreux en cette matinée du 11 novembre au <strong>Monument Mémoire et Paix de Val de Reuil </strong> et aux deux <strong>Monuments aux Morts du Vaudreuil (Notre-Dame et Saint Cyr)</strong> pour rendre hommage aux Morts ayant combattu pour le France lors des conflits passés, spécialement la Grande Guerre, dont nous célébrons le centenaire.<br class="autobr"> Ils ont solennellement effectué l<strong>’Appel aux Morts</strong> en lisant les noms gravés sur les Monuments (au Vaudreuil), puis <strong>lu des textes</strong> : au Vaudreuil, une lettre du Poilu <strong>René Jacob</strong>, évoquant l’horreur des champs de bataille de la Première Guerre Mondiale, et le discours d’un <strong>jeune conscrit </strong> de 1921 rendant hommage aux Combattants lors de l’inauguration d’un des premiers Monuments aux Morts ; la même lettre de Poilu et une réflexion du philosophe <strong>Vladimir Jankélévitch</strong> sur le Devoir de Mémoire, à Val-de-Reuil.<br class="autobr"> Ils ont aussi chanté la Marseillaise lors de ces trois cérémonies.<br class="autobr"> M. Galimand, Principal, et Mme Chane, Principale Adjointe, présents en ces circonstances, ont eu la satisfaction de remarquer le sérieux, l’application et l’engagement de nos élèves de Troisième, souvent accompagnés de leurs familles.<br class="autobr"> Les élèves ont ainsi effectué leurs premiers pas sur le parcours de Mémoire qui leur sera proposé cette année aux côtés des Anciens Combattants du secteur, qu’ils rencontreront jeudi 3 décembre après-midi au Collège afin de les interviewer et de recueillir leur témoignage.</p> <p>Voici les textes lus par les élèves :</p> <p>Texte 1, lu au Monument Mémoire et Paix de Val de Reuil et au cimetière de Notre-Dame du Vaudreuil : extrait du carnet de front du poilu <strong>René Jacob,</strong> tué à Verdun en 1916. Boulanger dans l’Yonne, René Jacob laissait derrière lui sa femme Lucie et ses trois enfants, dont la fille aînée avait seulement huit ans.</p> <p>1915</p> <p>Comment décrire ? Quels mots prendre ? Tout à l’heure, nous avons traversé Meaux, encore figé dans l’immobilité et le silence, Meaux avec ses bateaux-lavoirs coulés dans la Marne et son pont détruit. Puis, nous avons pris la route de Soissons et gravi la côte qui nous élevait sur le plateau du nord… Et alors, subitement, comme si un rideau de théâtre s’était levé devant nous, le champ de bataille nous est apparu dans toute son horreur.<br class="autobr"> Des cadavres allemands, ici, sur le bord de la route, là dans les ravins et les champs, des cadavres noirâtres, verdâtres, décomposés, autour desquels sous le soleil de septembre, bourdonnent des essaims de mouches ; des cadavres d’hommes qui ont gardé des pauses étranges, les genoux pliés en l’air ou le bras appuyé au talus de la tranchée ; des cadavres de chevaux, plus douloureux encore que des cadavres d’hommes, avec des entrailles répandues sur le sol ; des cadavres qu’on recouvre de chaux ou de paille, de terre ou de sable, et qu’on calcine ou qu’on enterre.<br class="autobr"> Une odeur effroyable, une odeur de charnier, monte de toute cette pourriture. Elle nous prend à la gorge, et pendant quatre heures, elle ne nous abandonnera pas. Au moment où je trace ces lignes, je la sens encore éparse autour de moi qui me fait chavirer le cœur. En vain le vent soufflant en rafales sur la plaine s’efforçait-il de balayer tout cela : il arrivait à chasser les tourbillons de fumée qui s’élevaient de tous ces tas brûlants ; mais il n’arrivait pas à chasser l’odeur de la mort.<br class="autobr"> « Champ de bataille », ai-je dit plus haut. Non, pas champ de bataille, mais champ de carnage. Car les cadavres ce n’est rien. En ce moment, j’ai déjà oublié leurs centaines de figures grimaçantes et leurs attitudes contorsionnées. Mais ce que je n’oublierai jamais, c’est la ruine des choses, c’est le saccage abominable des chaumières, c’est le pillage des maisons …</p> <p>René Jacob, in Paroles de Poilus, lettres et carnets du front 1914-1918, Jean-Pierre Guéno, éd. Librio.</p> <p>Texte 2, lu au cimetière de Saint-Cyr du Vaudreuil : extraits du discours prononcé en février 1921 au cimetière de la ville d’Eu, par <strong>Léon Gournay</strong>, jeune conscrit.</p> <p>« Fidèles à une chère tradition, nous venons nous recueillir au milieu de ces tombes.<br class="autobr"> Aux heures graves de la vie, ne semble-t-il pas qu’un besoin impérieux nous pousse et nous guide vers ceux qui nous ont précédés et qui dorment à jamais, dans l’anonymat de la mort, leur éternel sommeil.<br class="autobr"> C’est près d’eux que nous venons prendre conscience de nous-mêmes. Nous venons aussi invoquer leur souvenir, nous inspirer de leurs exemples et leur réclamer des conseils.<br class="autobr"> Ici, nous venons prendre conscience de nous-mêmes. Hier encore, nous étions des enfants ; aujourd’hui, la Patrie qui nous rassemble autour du même drapeau, vient de faire de nous des hommes, (…) des citoyens. L’insouciance des jeunes années s’est dissipée comme un nuage que pousse un vent léger ; nous sentons désormais le poids de notre responsabilité, de nos devoirs (…).<br class="autobr"> Nous venons invoquer leur souvenir. Immortel souvenir de tant de héros qui tracèrent de leur sang généreux les plus belles pages de notre Histoire nationale et qui sont venus, après tant de batailles, reposer en paix dans ce cimetière (…) ; beaucoup d’autres sont restés là-bas, ensevelis les armes à la main, dans cette terre reconquise qu’ils semblent défendre encore.<br class="autobr"> Inspirons nous de leurs exemples. Soyons disciplinés comme ils le furent, obéissants comme eux, tenaces et patients, entraînés et forts ; demandons leur le secret de ces vertus (…). Qu’étaient-ils à la veille de la Grande Guerre ? Ce que nous sommes aujourd’hui : des employés, des ouvriers, des artisans.<br class="autobr"> Le tocsin, du haut des clochers, s’élance à travers la ville et la campagne, les voilà debout, le cœur frémissant, courant aux armes. Dans leur sang généreux, où elles sommeillent, se réveillent toutes les qualités du soldat de France. Qualités patiemment acquises par les générations d’ancêtres, transmises et fortifiées au cours des siècles.<br class="autobr"> Réclamons-leur enfin des conseils. Ils nous répondront du fond de leur tombe ; ils nous diront, avec la voix de l’âme, comment ils surent vaincre, comment ils surent mourir. Ils nous diront que par leur sacrifice, ils nous ont acquis un territoire à garder. Que notre tâche, à nous, sera plus facile, mais qu’il nous faudra veiller (…).<br class="autobr"> Et maintenant (…), inclinons respectueusement et bien bas notre drapeau sur ces tombes, emportons leur souvenir dans ses plis tricolores et que toujours pour nous il demeure « l’image de la France » et le « symbole de l’Espérance », comme le chantaient nos soldats devant l’ennemi, aux heures critiques de la Grande Guerre. »</p> <p>Source : <a class="spip_url spip_out auto" onclick="window.open(this.href);return false;" href="http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article345" rel="nofollow external">http://lycees.ac-rouen.fr/anguier/memoire/spip.php?article345</a></p> <p>Texte 3, lu au monument Mémoire et paix de Val de Reuil :</p> <p><strong>Vladimir Jankélévitch</strong>, philosophe engagé, Résistant pendant la seconde guerre mondiale, a contribué à définir la notion d’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité. « Le passé a besoin de notre mémoire », nous dit-il :</p> <p>Ainsi, quelque chose nous incombe. Ces innombrables morts, ces massacrés, ces torturés, ces piétinés, ces offensés sont notre affaire à nous. Qui en parlerait si nous n’en parlions pas ? Qui même y penserait ? Dans l’universelle amnistie morale depuis longtemps accordée aux assassins, les déportés, les fusillés, les massacrés n’ont plus que nous pour penser à eux. Si nous cessions d’y penser, nous achèverions de les exterminer, et ils seraient anéantis définitivement. Les morts dépendent entièrement de notre fidélité…</p> <p>Tel est le cas du passé en général : le passé a besoin qu’on l’aide, qu’on le rappelle aux oublieux, aux frivoles et aux indifférents, que nos célébrations le sauvent sans cesse du néant … ; le passé a besoin qu’on se réunisse exprès pour le commémorer : car le passé a besoin de notre mémoire… Non, la lutte n’est pas égale entre la marée irrésistible de l’oubli qui, à la longue, submerge toutes choses, et les protestations désespérées, mais intermittentes de la mémoire ; en nous recommandant l’oubli, les professeurs de pardon nous conseillent donc ce qui n’a nul besoin d’être conseillé : les oublieux s’en chargeront d’eux-mêmes, ils ne demandent que cela. C’est le passé qui réclame notre pitié et notre gratitude : car le passé, lui, ne se défend pas tout seul comme se défendent le présent et l’avenir, et la jeunesse demande à le connaître, et elle soupçonne que nous lui cachons quelque chose ; et en effet nous ne savons pas toujours comment lui révéler ces terribles secrets dont nous sommes porteurs. …</p> <p>Mais on n’est pas quitte envers ces vies précieuses, envers ces résistants et ces massacrés, parce qu’on a célébré une fois l’an la Journée de la déportation, prononcé un discours, fleuri une tombe. …</p> <p>Il reste une seule ressource : se souvenir, se recueillir. Là où on ne peut rien « faire », on peut du moins ressentir, inépuisablement. C’est sans doute ce que les brillants avocats de la prescription appelleront notre ressentiment, notre impuissance à liquider le passé. Au fait, ce passé fut-il jamais pour eux un présent ? Le sentiment que nous éprouvons ne s’appelle pas rancune, mais horreur : horreur insurmontable de ce qui est arrivé, horreur des fanatiques qui ont perpétré cette chose, des amorphes qui l’ont acceptée, et des indifférents qui l’ont déjà oubliée. Le voilà notre « ressentiment » … ; il proteste contre une amnistie morale qui n’est qu’une honteuse amnésie ; il entretient la flamme sacrée de l’inquiétude et de la fidélité aux choses invisibles. L’oubli serait ici une grave insulte à ceux qui sont morts dans les camps, et dont la cendre est mêlée pour toujours à la terre ; ce serait un manque de sérieux et de dignité, une honteuse frivolité. Oui, le souvenir de ce qui est arrivé est en nous indélébile, indélébile comme le tatouage que les rescapés des camps portent encore sur le bras.</p> <p>Vladimir Jankélévitch, L’Imprescriptible. Pardonner ? Dans l’honneur et la dignité, (1971)</p> <p> </p> <div> <figure class="text--center"> <button type="button" id="kgp_9" class="btn btn--naked button-reset d-block" title="Ouvrir la galerie d'images"> <div class="panel panel--outlined panel--no-margin"> <span class="kgp_conteneur text--center"><img src="/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=9&amp;ID_RESSOURCE=20&amp;MINIATURE=true" alt="Galerie photo "></span> <figcaption class="kgp_titre txt-left"> <strong></strong> <br>1 Photo </figcaption> </div></button> </figure> </div> <script type="text/javascript">document.addEventListener("DOMContentLoaded", function() {KDECOLE.galerie.initGalerieAlbum(9," &mdash; 1 Photo",[{nom:"",url:"/ressources-galerie.do?ID_GALERIE=9&ID_RESSOURCE=20"}],3000);});</script> <p></p> </div>
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