La citoyenneté

Une sortie pour clore le projet « Devoir de Mémoire » 2015-2016 en Troisième

Publié le mercredi 6 juillet 2016 10:46 - Mis à jour le mercredi 6 juillet 2016 10:46

Toutes les classes de Troisième se sont rendues les 31 mai et 2 juin sur les lieux du Débarquement de Normandie, en compagnie de leurs professeurs de Français, d’Histoire, de Latin, deTechnologie et d’EPS. Ils ont pu découvrir le site du port artificiel d’Arromanches, commenté par des guides impliqués et passionnants, puis visionner un film retraçant les principales étapes du Débarquement, dans le cinéma à 360° situé au sommet de la falaise dominant le port. Ensuite, ils se sont rendus au Cimetière militaire américain de Colleville-Omaha Beach, dont ils ont parcouru les allées et les pelouses avec émotion. Puis ils ont visité le Musée-mémorial Pegasus Bridge, à Bénouville-Ranville. Ils ont pu y admirer, entre autres, une réplique d’un planeur Horsa utilisé par les Anglais pour s’emparer du Pont de Bénouville,  et également découvrir le pont lui-même, déplacé et déposé, mais encore en parfait état.

Tout au long de cette journée, les élèves se sont montrés très intéressés, respectueux et  recueillis, sans jamais se plaindre ni de la pluie ni du temps maussade. Bien préparés par les très nombreuses activités proposées toute l’année en amont, ils ont eu à cœur de rendre hommage aux Anciens et aux Morts d’une façon émue et sincère. Voici quelques-unes de leurs impressions :

Le cinéma circulaire m’a ému car j’avais l’impression de vivre le jour du débarquement : on voyait des soldats mourir autour de nous, des tirs de chars ou des bombardements aériens. (Mehdi)

Tant de gens sont morts pour nous et sur les plages, et pour cela, je ne les remercierai jamais assez. C’est comme si  tous les morts étaient avec nous et je pense que s’ils pouvaient voir la France comme elle est aujourd’hui, ils seraient contents. (Lucas L.)

Ce que j’ai retenu c’est que les hommes qui ont failli se tuer sur le pont Pegasus se sont serré la main en 2004. (Mélina)

J’aimerais y retourner avec ma famille pour leur montrer ce beau cimetière américain. (Célia)

J’ai été émue lors d’un temps d’arrêt face à la plage, je me suis imaginé la mer rouge de sang, les cadavres sur la plage. (Raphaëlle)

Je trouve que l’ambiance dégagée par la plage est bizarre, silencieuse. Quand j’ai vu la plage, je n’avais qu’une seule envie : crier « merci ! » aux hommes morts pour nous sauver ;(…) il faut avancer pour rendre hommage aux hommes qui sont morts pour nous. Il faut faire en sorte de ne pas oublier leur sacrifice. (Amanda)

Je suis extrêmement chanceux d’avoir pu contempler le port artificiel d’Arromanches, qui perd peu à peu ses éléments.(…) Les pierres sur les tombes juives m’ont beaucoup ému, je n’avais jamais vu cela. Je n’oublie pourtant pas les autres tombes qui étaient parfois décorées par de beaux bouquets de fleurs.  (Antoine)

A la fin du film, quand on voyait les noms de ceux qui ont participé à la création du film, le nom de CAPA est apparu. Cela m’a fait sourire car je me suis rappelé où étaient passées la majorité des photos de Capa ! C’est vraiment triste quand on sait ce qu’il a vécu pour prendre ces photos. (Maxime)

J’ai été très impressionnée par la taille du Pont Pegasus (…) Le musée en lui-même est génial, avec tous les objets exposés, la jeep, les objets personnels des soldats, la cornemuse de Bill Millin… (Elisa)

Le paysage autour du cinéma d’Arromanches était impressionnant, avec la hauteur et le vent qui était fort. (Florian)

Les impacts des balles sur le pont sont impressionnants : malgré l’épaisseur du pont, certains le transpercent. (Marie)

Ce qui m’a marquée aussi [dans le film] c’étaient les soldats qui souriaient toujours alors qu’ils étaient en train de se battre, ils étaient sales, ils sacrifiaient leur vie et voyaient leurs camarades mourir. (Inès D.)

La reproduction du planeur est magnifiquement faite, et je ne pensais pas que c’était aussi grand. Quand  j’ai vu l’intérieur ça m’a fait penser à un dortoir à cause des bancs alignés. (Ness)

Il y a une pointe d’humour dans l’histoire de la libération du pont avec les excuses de Simon Fraser pour ses quelques minutes de retard ! (Sevval)

Toutes ces croix représentent leur âme, leur courage et leur héroïsme. (Annabelle)

Dans le cinéma 360° d’Arromanches, les scènes qui m’ont le plus émue sont celles du chaton sortant des décombres, qui venait voir le cameraman, et celle de la petite fille tenant une fleur. Ce sentiment est renforcé par le fait que ce sont de vraies images d’archives. (Mathilde)

Dans le cimetière, la chapelle est décorée d’une mosaïque qui me fait penser à certaines peintures de Michel-Ange dans la Chapelle Sixtine. (Mathilde)

J’étais assez émue lorsque j’ai marché sur Pegasus Bridge, que des soldats anglais avaient libéré 72 ans plus tôt. (Mathilde)

Quand des avions militaires sont soudain passés au-dessus de nous, j’ai eu l’impression de revivre ce qu’ils avaient vécu durant cette guerre, mais bien sûr en moins fort. (Charlotte G.)

La chose la plus belle que j’ai pu trouver au mémorial Pegasus c’est la tombe de ce soldat qui a demandé à être enterré à côté de son planeur. On ressent une grande admiration pour son métier, et un amour pour les choses incroyables qu’il a pu vivre avec ses camarades durant cette guerre. (Clément)

Ce que je trouve très bien avec les vestiges de ce port artificiel, c’est qu’il soit encore là pour que l’on puisse s’apercevoir de ce  que tous les soldats qu’ils soient américains, canadiens, anglais, ont fait pour nous sortir de là. (Alexandre)

On ressent du respect ainsi que de l’apaisement. Le silence qui  règne à Omaha n’est pas celui des morts, mais celui du repos éternel de ceux qui nous ont sauvés de l’invasion et du Führer. Nous pouvons leur dire deux choses : tout d’abord « merci » et « reposez en paix ». (Alexandre) 

J’ai bien aimé car c’était très beau et organisé…et le silence… C’est ce silence que j’ai bien aimé. (Thomas)

Dans le film projeté à Arromanches, j’ai vu que même des petits enfants innocents qui ont eu leur vie marquée par ces atroces violences et qui auraient pu être heureux comme les autres enfants ont subi les conséquences de cette cruauté.  Mais j’ai pu voir la force des personnes qui malgré tout restent debout,  et la solidarité des civils et des peuples à cette époque. Parfois nous nous plaignons de certaines choses de la vie, mais nous n’imaginons pas ce qu’ont pu vivre ces hommes, ces femmes et ces enfants qui eux ne se plaignaient pas. (Mylana)

J’ai été fascinée par la disposition si précise des tombes pour que de n’importe quel angle on puisse voir une rangée de croix. (Agathe)

Ce musée m’a fait plus prendre conscience des choses dont nous parlons en cours. L’une des cornemuses de Bill Millin, ces tenues de soldats, leurs photos pendant la guerre, cela m’a beaucoup fait penser à nos anciens combattants du Vaudreuil. (Agathe)

Avec les temps pluvieux je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer des gars débarquer et se faire massacrer par les mitrailleuses du  IIIe  Reich. (Baptiste)

Le cimetière est très impressionnant du fait que les croix sont alignées dans un ordre géométrique (un peu pour s’y perdre, s’y « noyer ») comme un labyrinthe sans issue. (Charlotte J.)

Cette sortie m’a principalement marquée et émue, et d’autant plus à cause du mauvais temps, car on « compatit » avec les soldats qui avaient débarqué quand le temps et la mer n’étaient pas favorables, sauf qu’eux, ils sont morts pour nous. Je pense que dans un sens cela nous rapproche : on va se recueillir sur leurs tombes même si ce n’étaient pas nos ascendants. C’est une façon de ne pas les oublier et de les remercier de ce qu’ils ont fait pour nous. Cela nous rend plus forts.  (Séphora) 

J’ai compris en cette journée que ces hommes, qu’on peut même appeler des héros, ont beaucoup souffert, ils se sont sacrifiés pour nous, ils ont péri pour que nous gardions la vie. J’ai également compris qu’il est avant tout important de sauvegarder la paix entre les peuples, la paix dans le monde. Ces hommes se sont battus pour nous et nous devons leur faire honneur. Ces personnes vivent toujours, elles ont la vie éternelle, nous les faisons vivre ; nous devons les honorer,  et les remercier pour leur courage, leur investissement et leur dignité. (Mylana)

J’ai aussi retenu que parfois, être différent des autres et oser faire des choses inimaginables peut nous sauver la vie (Bill Millin). (Mylana)